Une Cité industrielle de Tony Garnier : le rêve d’une vi(ll)e idéale
Jean-Sébastien COMBE
Introduction
En admettant « [qu’]aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de
l’utopie n’y figure pas », Oscar WILDE jugeait l’utopie comme une...
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Une Cité industrielle de Tony Garnier : le rêve d’une vi(ll)e idéale
Jean-Sébastien COMBE
Introduction
En admettant « [qu’]aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de
l’utopie n’y figure pas », Oscar WILDE jugeait l’utopie comme une condition sine qua non à
l’existence.
Indéniablement, le génie et tout en même temps parfois la perte de l’humanité
tient dans cette propension naturelle à rêver, à s’imaginer un ailleurs meilleur pour fuir la
réalité.
Les mouvements de pensée du XIXe siècle -du romantisme à la théorie freudienneexaltent cette force du rêve, laquelle souvent préside à la création artistique.
Ils sont sur ce
point les héritiers d’un visionnaire : Jean-Jacques ROUSSEAU et ses Rêveries du promeneur
solitaire.
Le Littré voit en l’utopie un « pays imaginaire où tout est réglé au mieux, décrit dans un
livre de Thomas MORUS qui porte ce titre ».
Certes, Thomas MORE, humaniste anglais,
propose le néologisme avec son livre Utopia (1516).
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